Affichage de 274 résultats

Notice d'autorité

Autant-Lara, Claude

  • CHCS000042ISAAR
  • Personne
  • 1901-2000

Réalisateur français né le 5 août 1901 à Luzarches (Seine-et Oise), Claude Autant-Lara baigne dès son plus jeune âge dans le monde du théâtre. Ses parents sont les fondateurs du groupe culturel Art et Action, véritable laboratoire dont la fonction est de restaurer la scénographie et dont l’influence est considérable surtout jusqu’aux années 30. C. Autant-Lara s’occupe des décors et des costumes dans la compagnie théâtrale.
Ses connaissances lui permettent de devenir très vite, dès 1919, le décorateur avant-gardiste de Marcel L’Herbier, le collaborateur et costumier de Jean Renoir et de René Clair. En 1923, il tourne son premier long-métrage expérimental, Faits divers, confiant les rôles principaux à sa mère, Louise Lara, et à Antonin Artaud.
En 1925, il écrit le scénario de Construire un feu, qu’il tourne en 1927/28. Pour la réalisation de ce court-métrage inspiré de Jack London, il utilise l’hypergonar du professeur Chrétien, l’ancêtre du cinémascope.
Après un séjour de deux ans (1930-32) aux Etats-Unis durant lesquels il travaille pour la MGM, Autant-Lara revient en France, dégoûté par les méthodes américaines. Il signe en 1933 son premier long-métrage, Ciboulette, avec la collaboration de Jacques Prévert. Cette oeuvre s’inspire d’une célèbre opérette de Reynaldo Hahn, sur un livret de Robert de Flers et Francis de Croisset. Ce dernier attaque le film à sa sortie en 1933 et d’innombrables polémiques se déclenchent à propos des droits d’auteurs. Finalement Autant-Lara lui-même désavoue la version présentée au public car les producteurs l’ont raccourcie et en ont modifié le montage.
En 1934, Jacques Prévert rédige le scénario et, avec la collaboration d'Autant-Lara, les dialogues d’une adaptation d’un roman intitulé “ El Socio ” (traduit sous le titre de Mon associé, Monsieur Davis), de l’auteur chilien Jenaro Prieto (1928). Avec le producteur Pierre Braunberger le projet n’aboutit pas. En 1936, la maison de production Oxford Street s’y intéresse mais fait réécrire le script, dénaturant ainsi complètement le scénario initial. Le film sort en mars 1937 à Londres sous le titre My Partner, Mr. Davis mais il n’est pas distribué en France.
Après cette affaire regrettable, Autant-Lara accepte de devenir le conseiller technique de Maurice Lehmann. Ce dernier est alors directeur du Châtelet, où, de 1944 à 1946, il monte des opérettes à grand spectacle qui vont assurer la notoriété et le succès de cette salle. Il engage le cinéaste qui dirigera trois films pour lui sans pour autant les signer (il n’apparaîtra au générique que comme conseiller technique): L’Affaire du courrier de Lyon (1937), avec Pierre Blanchar, Le Ruisseau (1938) avec Michel Simon et Françoise Rosay, Fric-Frac (1939) avec Arletty, Fernandel et Michel Simon. Ces films permettent à Autant-Lara de travailler avec de grands acteurs et d’asseoir son talent en tant que réalisateur.
Décidant de continuer à travailler sous l’Occupation, le cinéaste redevient l’unique responsable de ses films, ce qui n'était plus le cas depuis Ciboulette. C’est également durant cette période qu’il prépare Le Rouge et le noir, projet dont l'anticléricalisme effraie les producteurs.
Dès lors, il signe des œuvres remarquables mais dérangeantes qui ne manqueront pas de choquer ou de bouleverser la critique et le public. Malgré ses détracteurs, qui voient en lui un réalisateur provocateur aux idées pernicieuses, C. Autant-Lara continue à tourner avec toujours autant de conviction en dépit de la censure qui tente à de nombreuses reprises d'interdire la sortie de certains de ses films.
Les années 50 sont les plus fastes pour le réalisateur qui aligne les succès commerciaux, attirant le public malgré les méchancetés systématiques énoncées par les critiques à son égard. La Nouvelle Vague prend de l’importance et s’évertue à le dénigrer en lui reprochant de ne choisir ses sujets que dans des oeuvres littéraires classiques.
Grand admirateur de Stendhal, après avoir adapté Le Rouge et le noir (1954) et Lucien Leuwen (1972), le grand rêve d'Autant-Lara est de réaliser la Chartreuse de Parme. Il fait la connaissance de Marcel Dassault qui lui promet de produire le film à condition qu’il tourne auparavant une bluette, dont il est lui-même l’auteur. C. Autant-Lara réalise ainsi Gloria, film mièvre et sans intérêt, qui tombe rapidement dans l’oubli; à la suite de cette expérience, Dassault ne tiendra pas ses engagements et ne produira pas la Chartreuse de Parme. Cet échec cuisant écoeure Autant-Lara. Il laissera exploser sa colère dans un livre intitulé « Télémafia », dans lequel il dénonce l’hypocrisie ambiante et où il explique comment, de confusions en escroqueries, il a été écarté du projet.
Parallèlement à sa carrière, le cinéaste est très engagé dans la défense de la branche cinématographique et mène une intense activité syndicale au sein de la Fédération Nationale du spectacle, se préoccupant des conditions de travail des différentes professions et des conventions collectives, de la distribution et de l'exploitation, des accords de production avec l'étranger, des relations avec les autorités politiques. Il s'investit entre autres dans le Comité de défense du cinéma français.
Claude Autant-Lara est décédé en janvier 2000 dans le sud de la France, laissant derrière lui une oeuvre inégalée et le souvenir d’un cinéaste contesté, parfois injustement, qui se battait corps et âme pour défendre ses opinions cinématographiques. Le cinéma français lui doit de grands films tels que L’Auberge rouge (1951), Le Blé en herbe (1953), la Traversée de Paris (1956), En cas de malheur (1958), la Jument verte (1959).
Cinémathèque suisse, 2017

Fédération Internationale des Ciné-Clubs (FICC)

  • CHCS000104ISAAR
  • Collectivité
  • 1947-

La Fédération Internationale des Ciné-Clubs (International Federation of Film Societies) a été fondée à Cannes en 1947 lors d'une réunion entre les représentants de diverses fédérations nationales pour développer les échanges entre les ciné-clubs nationaux. L'encouragement à la diffusion du cinéma, en particulier les films non représentés dans les circuits commerciaux, et l'organisation de jurys internationaux dans un certain nombre de festivals comme Cannes, Cracovie, Evora, Tallin ou Locarno constituent deux pôles importants des activités de la FICC.
La Fédération est organisée en 5 groupes: Afrique, Amérique latine, Asie-Pacifique, Europe, Pays nordiques.
Voir le site https://infoficc.wordpress.com/author/infoficc/ (consulté le 21 mars 2017).

Dimitriu, Christian

  • CHCS000100ISAAR
  • Personne
  • 1945-2016

Né en 1945, Christian Dimitriu a grandi à Buenos Aires. Après son lycée, il vient étudier à l’Université de Lausanne en 1964 où il obtient d’abord une licence en économie en 1968. Il s’intéresse ensuite aux sciences sociales (et au cinéma), anime un ciné-club universitaire à Lausanne, tourne son premier reportage et fréquente les festivals – Cannes notamment. Après un interlude de cinq ans en Argentine, il revient à Lausanne, achève ses études en cinéma et sciences sociales en 1976 et développe une recherche pour le journal La Suisse en 1980.
Alors que la Cinémathèque suisse s’installe au Casino de Montbenon, en 1981, il est engagé par Freddy Buache, avec lequel il va collaborer pendant onze ans. D’abord assistant de Buache, puis directeur adjoint de l’institution à partir de 1983, il va contribuer au développement toujours plus important de l’institution qui, dans ses nouveaux murs, trouve un nouveau souffle.
Il dirige notamment la publication du bulletin qui informe sur la programmation quotidienne ou le premier tome de la monumentale Histoire du cinéma suisse (1896-1965) écrite par Hervé Dumont, éditée en français et en allemand, pour laquelle il recherche et trouve de nombreux financements. Il fait œuvre de pionnier en mettant aussi sur pied un séminaire sur la restauration de films, alors que ce type de problématique n’est pas encore vraiment dans l’air du temps.
Il signe également, en 1985, la première (et toujours unique!) monographie en français sur l’œuvre d'Alain Tanner aux éditions Henry Veyrier, régulièrement rééditée, puis traduite et complétée en espagnol en 1993 aux éditions Cátedra. Il écrit aussi, deux ans plus tard, pour le compte du Festival de Fribourg, L'Argentine et son cinéma, aux Editions du Festival de Films du Tiers-Monde.
Dans le cadre de ses fonctions à la Cinémathèque suisse, il est nommé en 1984 au comité du Centre suisse du Cinéma, à la Commission artistique du Festival du film de Locarno et voyage pour le compte de Pro Helvetia au Mexique, en Inde et en Europe. Il participe également aux congrès annuels de la Fédération internationale des Archives du Film (FIAF). En 1989, il est élu au comité exécutif de la fédération, et en devient vice-président en 1991.
Après avoir quitté la Cinémathèque suisse, en 1992, il effectue plusieurs missions pour l’UNESCO dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine où il aide à l’implémentation de politiques de préservation du patrimoine audiovisuel. Il est également nommé conseiller culturel pour le Forum de la Kunst- und Ausstellungshalle de la République fédérale allemande à Bonn. En 1995, il est engagé comme administrateur délégué de la FIAF à Bruxelles, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 2011. En 2012, durant l'Assemblée générale qui s’est déroulée à Beijing, il est élu membre Honoraire de la FIAF. La standing ovation qui a suivi cette élection a démontré, si besoin était, combien Christian Dimitriu était apprécié des membres de la communauté internationale des archives cinématographiques. A la fois roumain et argentin, cet infatigable voyageur, cinéphile polyglotte à l’entregent communicatif, a en effet beaucoup œuvré pour promouvoir et défendre la mémoire du cinéma. [Il est décédé le 10 avril 2016].

Extrait de : Frédéric Maire (directeur de la Cinémathèque suisse) et Christophe Dupin (administrateur délégué de la FIAF), Décès de Christian Dimitriu, article publié sur le site de la Cinémathèque suisse, 12 avril 2016 (http://www.cinematheque.ch/actualites/article/deces-de-christian-dimitriu/) consulté le 10 avril 2017.

Boeniger, René

  • CHCS000054ISAAR
  • Personne
  • 1916-2010

René Boeniger est né le 29 octobre 1916 à La Neuveville, canton de Berne (Suisse). Il fréquente le gymnase à Bienne où il obtient son baccalauréat en 1936. Passionné de mécanique, il construit une caméra 16 mm sonore. De 1937 à 1939, il travaille à Berlin dans I'entreprise cinématographique Tobis-Film AG et probablement à la UFA. Il est mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale au sein du Service du Film de l'Armée (Armeefilmdienst). Il collabore en tant que caméraman, assistant-régisseur et réalisateur à une cinquantaine de sujets du Ciné-Journal suisse ainsi qu'à diverses productions de Tonfilm Frobenius (Bâle), Gloriafilm (Zurich), Markus-Film, Kern Film (Bâle) et Central-Film (Zurich). En 1947, il entre à la Condor-Film (Zurich). En 1958, il fonde avec Georges Alexath la maison de production A+B Film AG (films de commande et publicitaires). En septembre 1966 il crée Delta-Film, René Boeniger, société de production qu'il dirigera seul et dont les activités se poursuivront jusque dans les années 1990. Marié et père de deux filles, il décède le 29 octobre 2010 à Zurich

Gmür, Leonhard H.

  • CHCS000107ISAAR
  • Personne
  • 1942-

Leonhard H. Gmür est né à Lucerne en 1942. Il a fait des études de droit à Berne et de journalisme à Munich. Il travaille comme critique de cinéma pour la presse écrite et la radio en Allemagne et en Suisse. Devenu assistant réalisateur et scénariste, il produit et réalise lui-même quatre films documentaires. En tant que directeur de production et « location manager» (régie de tournage en extérieur), il travaille pour le cinéma dans de nombreux pays, dont l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche, les Etats-Unis et le Canada, ainsi qu'à la télévision. Il est actif au sein de plusieurs sociétés: Unicorn Film Production GmbH, fondée à Munich en 1985, devenu Unicorn Media (Vernate), et UNIPRO, promotion et publicité de films.
[Source: bio-filmographie de L. Gmür, cote CSL 031, boîte 2; www.unicorn.ch et www.kinotv.com, consultés le 11 avril 2017]
.

Grossfeld, Georges

  • CHCS000129ISAAR
  • Personne
  • 1901-1969

Georges Grossfeld est né 26 janvier 1901 à Paris. En 1923, il entre chez Monopole Pathé Film à Genève. Il sera durant toute sa carrière fortement engagé dans le domaine de l’industrie du cinéma en Suisse.
Membre de l’Association des Loueurs de Films en Suisse (ALS), G. Grossfeld siège au comité (c. 1933-1941) et en est vice-président (c. 1934-1941). Après sa démission de ces deux fonctions en 1941, il demeure actif, notamment en tant qu’expert indépendant. Il est membre du bureau commun Association cinématographique suisse romande (ACSR)-ALS et de plusieurs commissions. Son engagement est déterminant durant les années précédant la seconde Guerre Mondiale, alors que les problèmes d’abord économiques puis politiques fragilisent la branche cinématographique. G. Grossfeld participe aux discussions concernant les contrats d’intérêts (Interessenverträge) entre les principales instances de l’économie du film et l’introduction du contingentement. Il joue également un rôle important dans la commission paritaire (Paritärischen Kommission), puis dans la commission de recours (Rekurskommission).
En 1963, Georges Grossfeld reprend la direction de la société de distribution Ideal Film SA (1934-2013, fondée par Lazar Burstein) à la tête de laquelle lui succéderont ses fils Robert et Gilles. Il décède le 15 décembre 1969 à Genève.

Triluna Film AG

  • CHCS000125ISAAR
  • Collectivité
  • 1991-

Société de production fondée à Zurich le 11 mars 1991 par Rudolf Santschi. Triluna produit des films de fiction et des documentaires pour le cinéma et la télévision, à destination des marchés suisse et européen. 35 films ont été produits entre 1992 et 2016. [Sources: registre du commerce du canton de Zurich; site internet de la société, http://www.trilunafilm.ch/triluna/triluna.html. consulté le 6 décembre 2016].

Pichard, Frank

  • CHCS000131ISAAR
  • Personne

Caméraman et réalisateur à la Télévision suisse romande

Swiss Films

  • CHCS000118ISAAR
  • Collectivité
  • 2007-

Promotionsagentur für das Schweizer Filmschaffen, seit 2007 als Stiftung SWISS FILMS organisiert. Vorgängerinstitution war die seit 1975 aktive Stiftung Schweizerisches Filmzentrum. Siehe Webseite der Organisation, abgerufen 27.7.2017 http://www.swissfilms.ch/de/about_swiss_films/

Dumont, Hervé

  • CHCS000037ISAAR
  • Personne
  • 1943-

Hervé Dumont est né à Berne. Il fait à Berne puis à Munich des études de lettres en histoire et théorie du théâtre (Theaterwissenschaft), littérature, histoire et histoire de l’art, terminées par une thèse de doctorat sur l’activité théâtrale à Zurich durant l’entre-deux-guerres : Das Zürcher Schauspielhaus und Stadttheater/Opernhaus von 1921 bis 1938.
Il enseigne ensuite la langue et la littérature allemandes au collège de Béthusy et au gymnase Auguste Piccard à Lausanne de 1970 à 1995. Cinéphile passionné, il mène parallèlement des recherches sur les rapports entre l’Histoire et le cinéma : il publiera de nombreux articles et ouvrages sur les cinéastes W. S. Van Dyke, Robert Siodmak, William Dieterle, Frank Borzage, Léopold Lindtberg ainsi qu’une Histoire du cinéma suisse. Films de fiction 1896-1965, éditée par la Cinémathèque suisse (1987). Suivra en 2007 l’Histoire du cinéma suisse 1965-2000, travail d’équipe co-dirigé avec la professeure de l’Université de Lausanne Maria Tortajada.
Hervé Dumont collabore également à la réalisation de plusieurs DVD : une anthologie de films suisses (Il était une fois la Suisse), paraît alors que son auteur est devenu directeur de la Cinémathèque suisse (1996), succédant à Freddy Buache. D’autres DVD seront consacrés à Siodmak, Borzage ou Dieterle.
Après sa retraite en 2008, il se consacre entièrement à ses recherches sur l'histoire au cinéma : Jeanne d’Arc et Napoléon (« en 1000 films ») retiennent tour à tour son attention. Il publie et met à disposition sur son site internet des travaux encyclopédiques tels que L'Antiquité au cinéma (2009).
Cinémathèque suisse, août 2017.

Tauber, Christian

  • CHCS000137ISAAR
  • Personne
  • 1942-

Né à Winterthur, Christian Tauber travaille comme assistant de réalisation à la Condor Film AG de 1961 à 1966. Il tourne en 1961-62 son premier film, ZiZi I-Storia di une bambina italiana, suivi de ZiZi II-Storia di una zingara en 1965-66, présentés aux Journées de Soleure. Il est également enseignant d'allemand et français à Paris et à Zurich et obtient un doctorat en philologie romane et psychologie en 1971. Ses autres films sont Kind und Schule (1978-79), Andante (1979-80), Zingara I-femme de ménage dans un lycée (1983-84), personnage interprété par son épouse Zita Tauber-Biasion, Zingara II-femme d'un médecin mourant

Elite Film AG

  • CHCS000053ISAAR
  • Collectivité
  • 1928-

Société fondée à Genève en 1928, transférée à Zurich en 1937, ayant pour but l'achat, la vente et l'exploitation de films en Suisse. [source: registre du commerce du canton de Zurich, consulté le 26 janvier 2016]
Entreprise familiale indépendante, Elite est en 2007 dirigée par deux co-directeurs généraux: Ralph Dietrich et Karin Dietrich. En 2005, la société est le premier distributeur indépendant de Suisse. Elle distribue principalement des productions indépendantes américaines prestigieuses souvent primées dans des festivals, ainsi que des films européens grand public d'origine britannique, italienne ou scandinave. L'Ascot Elite Entertainment Group produit également des films suisses en coopération avec des sociétés de production nationales.
Elite possède également un secteur DVD. Il vend des films acquis par Elite, ainsi que des films produits par son président, Erwin C. Dietrich. Ce dernier [1930-2018, qui acquit Elite dans les années 1970] est un pionnier très prolifique de la production [notamment de films érotiques], de la distribution et de l'exploitation de salles. [Source: Lange, André et Newman-Baudais, Susan, Les entreprises de distribution cinématographiques en Europe, Strasbourg, Observatoire européen de l'audiovisuel, 2007, p. 46]

Delessert, Etienne

  • CHCS000139ISAAR
  • Personne
  • 1941-

Etienne Delessert est né en 1941 à Lausanne d'un père pasteur. Sa mère étant décédée prématurément, il est élevé par une gouvernante (devenue par la suite sa belle-mère) fantaisiste et cultivée qui encourage son goût pour la lecture. Il fait un apprentissage de graphiste, rencontre en 1960 l'éditeur Bertil Galland, avec lequel il collabore aux Cahiers de la Renaissance Vaudoise dont il réalise les couvertures et choisit la plupart des illustrations. Il participe au tournage d'un film destiné à encourager les vocations d'infirmières (Les Mains qui pansent, 1960). En 1962, Delessert part à Paris où il travaille dans la publicité et participe à la création de plusieurs magazines. Il se met au dessin, et espérant se consacrer au livre pour enfant, il s'établit aux Etats-Unis où il travaille pour de nombreuses revues. Un premier album, Sans fin la fête, sort en 1967. Suivront deux contes d'Eugène Ionesco.
En 1968 Delessert réalise les illustrations du livre de Maurice Chappaz, Match Valais-Judée puis collabore avec Jean Piaget sur Comment la souris reçoit une pierre sur la tête et découvre le monde, ouvrage expérimental sur la perception enfantine (1970?). De retour en Suisse, il fonde le studio Carabosse à St-Sulpice et commence à produire des films d'animation, en particulier pour le programme de TV américain Sesame Street, ainsi que trois aventures de la souris.
Après un certain nombre de travaux publicitaires (affiches, magazines, films), dont la série Yok-Yok réalisée pour la Télévision suisse romande, le studio ferme ses portes en 1985. Le projet d'adaptation du Match Valais-Judée sous le titre de Supersaxo a compromis son équilibre financier. L'équipe dans laquelle on trouvait entre autres les animateurs Jean Zipper et Maurice Giacomini et les dessinateurs John Howe et Patrick Gaudard se disperse. Le film, dont plus de 60% des dessins sont achevés et dont une vingtaine de minutes ont été tournées, ne sera jamais terminé en dépit d'une campagne de soutien organisée en 1984.
La même année, Delessert retourne aux Etats-Unis où il publiera dorénavant ses illustrations dans divers journaux et revues.

Dietrich, Erwin C.

  • CHCS000140ISAAR
  • Personne
  • 1930-2018

Réalisateur, producteur et distributeur suisse, notamment directeur de la société Elite Film AG.

Probst, Eduard

  • CHCS000034ISAAR
  • Personne
  • 1906-1970

Fils d'architecte, Eduard Probst est né à Zurich. Il suit les cours de l'Ecole des arts et métiers à Zurich et à Bâle. Il fait des stages en 1924 auprès de la firme américaine Sunshine Production et des studios de l'UFA à Berlin. Il fait ses études d'architecture à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich puis travaille quelques années avec son père. Devenu en 1933 directeur de prise de vues et conseiller artistique de la firme pro-allemande Terra Film (Berlin-Zurich), Probst réalise en 1936 ses premiers courts métrages documentaires sous l'égide de la Centrale suisse du film. Il se passionne pour l'histoire et aime la montagne. Il fonde en 1938 à Zurich la société de production Probst-Film, spécialisée dans la location d'équipements techniques. L'échec de L'orage sur la montagne, film dont il avait assumé la mise en scène, le contraint à liquider son entreprise en 1944. Après la guerre, il est envoyé par le Département politique en Allemagne et en Espagne pour promouvoir la renaissance de l'industrie cinématographique. Il travaille ensuite de nouveau comme architecte et comme photographe.
D'après Michel Gautier, "Eduard Probst", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 13.07.2010, URL: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F9219.php

Résultats 81 à 100 sur 274