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Notice d'autorité

Gübelin, Eduard Josef

  • CHCS000083ISAAR
  • Personne
  • 1913-2005

Eduard Josef Gübelin est considéré comme le père de la gemmologie moderne. Il naît le 16 mars 1913 à Lucerne, fils de Eduard Moritz Gübelin et de Maria Kresentia Schriber, dans une famille d'horlogers et de joailliers. Il étudie la minéralogie à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH), suit les cours de gemmologie du prof. Hermann Michel à Vienne, puis obtient le diplôme du Gemological Institute of America (GIA) de Los Angeles. En 1942, il est un des fondateurs de la Société suisse de Gemmologie (Schweizerische Gemmologische Gesellschaft). Tout en travaillant dans l’entreprise familiale, le scientifique poursuit ses travaux dans un laboratoire installé à domicile.
C’est arrivé à la retraite, en 1977, que le Lucernois dispose de plus de temps pour les recherches, publications, conférences, enseignements et voyages liés aux pierres précieuses. Il est reconnu mondialement pour ses travaux de pionniers sur les inclusions, dont il établit la première classification systématique. Il a démontré que l’analyse de celles-ci permet de déterminer avec précision l’origine et l’authenticité des pierres précieuses.
Le scientifique est également passionné par la photographie et l’image en mouvement. Ses photographies et photomicrophotographies (prises à l’aide d’un microscope) de pierres précieuses ont été largement publiées. Il réalise des films documentaires portant sur la gemmologie ainsi que sur ses voyages effectués pour des fouilles géologiques. Il réalise également quelques films de vacances. En Suisse, il tourne lors de la fête folklorique de 1951 à Lucerne. Tournés en format 16mm, ces films étaient diffusés auprès de cercles scientifiques ainsi que dans des cinémas. Une partie des films est depuis 2010 déposées à la Cinémathèque suisse à Penthaz, tandis qu’une autre partie demeure en mains familiales.
Eduard Josef Gübelin décède le 15 mars 2005 à Lucerne.
[source: The Eduard Josef Gübelin Story: The Art and Science of Gems, London, Unicorn Press, 2014, particulièrement le chapitre Photography and film, p. 160-175. Cinémathèque suisse: cote F800 GUB / G14701 et Kane, Robert E., Boehm, Edward W., Overlin, Stuart D. et al., « A Gemological Pioneer : Dr. Edward J. Gübelin » in Gems and Gemology (2005), p. 298-327]

Lang, Bernard

  • CHCS000084ISAAR
  • Personne

Producteur suisse, fondateur de Bernard Lang AG en 1980

Bory, Michel

  • CHCS000085ISAAR
  • Personne
  • 1943-

Ecrivain, journaliste et réalisateur, né à Lausanne le 10 mai 1943. Il est un des membres fondateurs de l'Association de films Plans-Fixes. Il est l'auteur d'un long métrage, L'année du renard, ainsi qu'une demi-douzaine de moyens-métrages. M. Bory est l'auteur de pièces radiophoniques et scéniques (parfois sous le pseudonyme de Léon Marjory) et de romans policiers.
[source: notice Bory, Michel, dans la Base de données des écrivains vaudois de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne - Patrinum: https://www.patrinum.ch/record/41469?ln=fr#?c=0&m=0&s=0&cv=0&r=0&xywh=-461%2C-1%2C1491%2C800 (consulté le 22 juillet 2020)]

Grand, Philippe

  • CHCS000086ISAAR
  • Personne
  • 1945-

Réalisateur et producteur né en 1945 à Sion (Valais)

Dosseff, Ivan

  • CHCS000087ISAAR
  • Personne

Garbade, Robert D.

  • CHCS000088ISAAR
  • Personne

Le zurichois Robert D. Garbade a travaillé en tant qu'assistant sur le tournage de plusieurs films suisses, dont Weyherhuss (La maison de l'étang, 1940, de R. Guggenheim), S'Margritli und d'Soldate (Marguerite et les soldats, 1940/1941, de A. Kern), Matteo regiert (Meurtre à l'asile, 1946/1947, de Leopold Lindtberg). Il a également réalisé des films documentaires.

Rozier, Jacques

  • CHCS000090ISAAR
  • Personne
  • 1926-

Réalisateur français

Twentieth Century Fox Genève

  • CHCS000091ISAAR
  • Collectivité

Bureau genevois de la société de production cinématographique Twentieth Century Fox International Corporation, Beverly Hills, California (USA)

Masnata, Albert

  • CHCS000092ISAAR
  • Personne
  • 1900-1983

Albert Masnata est né le 16 mars 1900 à Odessa. Son père Paul Charles Henri, employé de banque, est issu d’une famille italienne originaire de Gênes ayant émigré en 1848. Sa mère est Isabelle Leoncini. Le jeune Albert quitte l’Ukraine pour la Suisse en 1918. Il obtient en 1920 son diplôme à l’École des hautes études commerciales de l’Université de Lausanne, puis le titre de Docteur ès sciences économiques en 1924, et un second doctorat en sciences sociales et politiques en 1933. Il épouse Irène Krafft, fille du médecin Charles Krafft.

Employé au Bureau industriel suisse (BIS) à partir de 1920, Masnata effectue de nombreux déplacements à l’étranger et noue de solides relations dans les réseaux consulaires, diplomatiques et commerciaux. En 1923 et 1924, il participe à l’organisation des Conférences pour l’expansion économique, qui joueront un rôle décisif dans la création de l’Office suisse d’expansion commerciale (OSEC). Sa thèse de doctorat sur l’émigration des industries suisses (1924) lui permet notamment de se familiariser avec le système des holdings industrielles. Nommé directeur du siège lausannois de l’OSEC (1927-1966), Masnata joue un rôle clé dans le développement des relations commerciales et la mise sur pied d’une politique « rationnelle » de propagande.

Tout au long de sa carrière, il participe en tant qu’expert à de nombreuses commissions fédérales (commission pour le clearing monétaire, commission d’études économiques, commission fédérale pour la coopération technique avec les pays en développement) ou privées (commission consultative du service de publicité des CFF). Délégué suisse à la commission de la distribution et du marketing de la Chambre de commerce internationale à Paris, il effectue de très nombreux voyages d’affaires qui l’amènent à côtoyer les élites politiques et économiques internationales.

Favorable à un encadrement plus strict de la liberté du commerce et de l’industrie, sans pour autant adhérer aux thèses corporatistes d’un August Schirmer – il fait partie des Amis de la corporation, de la Fédération romande des corporations et de l’Union corporative suisse –, Masnata rédige de nombreux essais théoriques consacrés à la planification économique et à l’analyse comparée des systèmes économiques. Sa maîtrise parfaite de la langue russe et les réseaux qu’il a conservés dans le pays le désignent par ailleurs comme un acteur clé des relations économiques entre la Suisse et l’URSS, en particulier dans les années 1930.
Le rôle de Masnata dans la « rationalisation » des méthodes de propagande et l’importation de certains principes du marketing en Suisse est essentiel. Membre de l’Association suisse de publicité (1925), président de la Fédération romande de publicité (1928), il figure également parmi les animateurs du Club de publicité de Lausanne (1928). Il s’investit, dès le milieu des années 1930, dans le domaine de la production de film, contribue à la création de l’Association suisse des producteurs de films. Il participe à la création de la Chambre suisse du cinéma, dont il devient le premier président (1938-1942).

Conseiller communal de la Ville de Lausanne, député libéral au Grand Conseil vaudois (1937-1941), Masnata occupe le poste de privat-docent, puis de chargé de cours à l’université de Lausanne (1937-1966). Spécialiste de la politique des prix, des systèmes économiques et des échanges internationaux, il préside à la fin des années 1950 la commission d’étude du programme de l’Exposition nationale de 1964, puis du comité des exposants. Dans les années 1960, il déploie une très grande activité dans le domaine de la coopération européenne. En 1979, il est fait officier de la Légion d’honneur.

Albert Masnata est décédé le 30 septembre 1983 à Pully.

[Ch. Tourn, d’après Debluë, Claire-Lise, Exposer pour exporter : culture visuelle et expansion commerciale en Suisse (1908-1939), Neuchâtel : Éditions Alphil - Presses universitaires suisses, 2015, notice biographique Albert Masnata, p. 499-500. En ligne:http://www.alphil.com/index.php/exposer-pour-exporter.html[consulté le 15.06.2016]. Complété par Abetel, E., Albert Masnata, in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 13.05.2008, url : http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F45362.php]

Chambre suisse du cinéma

  • CHCS000093ISAAR
  • Collectivité
  • 1938-1963

La Chambre suisse du cinéma est un organisme consultatif actif de 1938 à 1963, relevant du Département fédéral de l’Intérieur (DFI). Elle résulte des premières mesures prises par le Conseil fédéral en matière de politique nationale du cinéma.

En Suisse, l’Etat intervient à deux niveaux dans le domaine du cinéma. Aux Cantons revient le contrôle du spectacle cinématographique par une législation propre mise en place à partir des années 1910, à la Confédération les mesures relevant de la politique culturelle nationale. Avant l’entrée en vigueur de la Loi fédérale sur le cinéma en 1963, l’intervention fédérale se fonde sur l’article 104 de la Constitution (1874), qui stipule que « Le Conseil fédéral et ses départements sont autorisés à appeler des experts pour des objets spéciaux».

Dans les années 1930, à un moment où la perception du cinéma comme un puissant instrument politique et culturel identitaire se fait aigüe, le contexte international et national est jugé suffisamment inquiétant pour que la Confédération intervienne activement pour la première fois dans le domaine du cinéma. Le 3 juillet 1935, le DFI convoque à Berne la première Conférence nationale sur le cinéma, puis instaure la Commission fédérale d’études pour le cinéma (Studienkommission für das Filmwesen), active du 22 janvier au 18 novembre 1936. Elle est composée d’une quinzaine de représentants de l’économie du cinéma et de ses milieux culturels. Au terme de plusieurs réunions, voyages d’études à l’étranger et rapports, la Commission recommande notamment la création d'une Chambre du cinéma.

En suivant cette recommandation, le Message du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant l'institution d'une Chambre suisse du cinéma du 13 juillet 1937 soutient que « l’Etat doit, dans ce domaine, exercer sur l’économie privée une activité ordinatrice et bienfaisante et faire en sorte que l’intérêt privé cède le pas à l’intérêt national, l’intérêt matériel à l’intérêt culturel », selon les propos rapportés de Philipp Etter, chef du DFI. Le Message complémentaire du 19 mars 1938 précise qu’« outre la mission qu’elle aurait d’observer, d’émettre des avis et de faire des propositions à l’intention des autorités compétentes », la Chambre a pour mission d’ « agir comme soutien d’une collaboration volontaire et comme organe de liaison entre les différentes branches et les différents groupes d’intérêt du cinéma. ». Le Conseil national entérine la création de la Chambre suisse du cinéma par l’Arrêté fédéral ordinaire du 28 avril 1938 (RS 4 247).
La Chambre se constitue le 27 octobre 1938 à Berne. Albert Masnata est président, Karl Naef vice-président et Max Frikart secrétaire (auquel succèdera Marcel Gero de 1940 à 1941). Albert Masnata (1900-1983), qui fut président de la Commission fédérale d’études pour le cinéma en 1936, est directeur de l’Office suisse d’expansion commerciale (Schweizerische Zentrale für Handelsförderung) de 1927 à 1966, co-fondateur et président de l’Association des producteurs suisses de films créée en 1934 (Verband Schweizer Filmproduzenten). Jouant dès les années 1930 un rôle déterminant dans l’établissement et la définition d’une politique culturelle fédérale en matière de cinéma, il préside la Chambre jusqu’en 1942.

Forte de 25 membres – dont certains avaient siégé dans la commission d’études en 1936 –, la Chambre rassemble des représentants cantonaux de l’instruction publique et de la police, des milieux économiques, culturels, artistiques et scientifiques du cinéma, ainsi que de la finance, du tourisme et du commerce. L’organe consultatif se dote immédiatement d’un programme de travail. Il se structure en comité directeur (ou Bureau, Leitender Auschuss) et en commissions : commission pour les actualités (Ausschuss für Wochenschaufragen), les questions économiques (wirtschaftliche Fragen), la production et la propagande cinématographique (Filmpropaganda und Filmproduktion), les questions du cinéma éducatif (Lehrfilmfragen), les questions du film étroit (Schmalfilmfragen), les questions législatives (Filmgesetzgebung).

Sur la base des travaux de la Chambre, la Confédération prend deux mesures majeures, qui doivent être comprises dans le cadre plus général de sa politique culturelle, telle que la définit le Message du Conseil fédéral à l’Assemblée fédérale du 9 décembre 1938 concernant les moyen de maintenir et de faire connaître le patrimoine spirituel de la Confédération. La première mesure soumet l’importation des films destinés aux salles de cinéma à un régime d’autorisation (26 septembre 1938), en se fondant sur l’Arrêté fédéral du 14 octobre 1933 concernant les mesures de défense économique contre l’étranger. Cette forme de contingentement restera en vigueur jusqu’en 1992, quand elle sera supprimée par l’article 19 de l’Ordonnance du 24 juin 1992 sur le cinéma [RS 443.11].

La seconde mesure est une intervention dans la production. Par l’Arrêté fédéral du 30 août 1939, la Confédération crée et subventionne un journal d’actualités nationales cinématographiques, le Ciné-journal suisse (Schweizerische Filmwochenschau, 1940-1975). Le CJS débute le 1er août 1940 et la projection de son édition hebdomadaire, en français, allemand et italien, est rendue obligatoire pour les cinémas. Il succède à un premier Ciné-journal suisse, de nature privée, produit par l'Office cinématographique de Lausanne de 1923 à 1930, puis repris par Cinégram (Genève) jusqu’en 1934. C’est à Cinégram qu’est confiée la production du CJS officiel.

A l’ordre du jour de la Chambre figurent également le projet d’une législation sur le cinéma – qui n’aboutira qu’en 1963, à la suite de l’acceptation en votation populaire du 6 juillet 1958, d’une initiative demandant l’inscription du cinéma dans la Constitution – et l’aide à la production nationale. Plusieurs formes d’aide sont débattues et restent à l’état de projet.

En mai 1942, la Chambre est réorganisée suite à des critiques visant son utilité et sa place dans l’administration fédérale. Le nombre de membres des commissions se voit restreint, le comité directeur est transformé en un bureau et le secrétariat est étendu. La présidence est assurée par le Conseiller d’Etat neuchâtelois Antoine Borel (1885-1968) de 1942 à 1956, puis par le conseiller aux Etats Frédéric Fauquex (1898-1976), qui présidera dès 1963 la Commission fédérale du cinéma. De 1942 à 1954, le secrétariat est assumé par Hugo Mauerhofer, qui agira de 1955 à sa mort en 1962 (lui succédera Oscar Düby) comme secrétaire de la section cinéma (Filmsekretariat), à la suite d’une des nombreuses modifications de l’organigramme de la Chambre durant ces décennies,.

La Chambre suisse du cinéma est dissoute dès l’entrée en vigueur, le 1er janvier 1963, de la Loi fédérale sur le cinéma du 28 septembre 1962. L’article 1 institue la Commission fédérale du cinéma (Eidgenössische Filmkommission), laquelle reprend les tâches de la Chambre ; l’article 25 abroge l’Arrêté fédéral du 28 avril 1938 qui instituait la Chambre.

Steiger, Emile

  • CHCS000094ISAAR
  • Personne
  • 1935-2012

Fils de M. Steiger, entreprise Steiger SA, Atelier de galvano-technique, Vevey, Emile Steiger est un cinéaste et technicien du son établi à Blonay.
Il monte avec Michel Desfayes, ornithologue et photographe, (Washington), René Baumann, ornithologue (Corseaux), Uwe Goepel, taxidermiste (Zurich), une expédition en Ethiopie (1971) dans le but d'observer l'avifaune.
En 1976, il accompagne le sculpteur André Bucher sur les flancs de l'Etna, où l'artiste entreprend de créer ses oeuvres à partir de la lave en fusion.

Ruf, Rudolf

  • CHCS000095ISAAR
  • Personne
  • 1916-2008

Rudolf Ruf est né le 13 mai 1916 à Bâle. Il étudie à l'Ecole Supérieure de Commerce de Neuchâtel, s'assurant ainsi de bonnes connaissances de la langue française. Il continue sa formation commerciale à Bâle, tout en suivant des cours d'art dramatique. Il joue d'abord dans de petits groupes de théâtre bâlois sous le nom de Karl Rudolf. Puis il joue notamment dans le cabaret Kikeriki, au Theater Basel (1969-1996), le théâtre Fauteuil (1965-1990 environ), le théâtre de la ville de Lucerne et le théâtre Neumarkt à Zurich. Il joue ses derniers rôles au sein de la Helmut Förnbacher Compagny. Durant sa longue carrière, Ruf interprète des rôles de registres très différents, dans un répertoire tant moderne que classique. Atteint d'une maladie des yeux, il doit mettre fin à cette activité.
Rudolf Ruf est également actif dans le domaine du cinéma et de la télévision. Il cumule les petits rôles dans des productions suisses et parfois allemandes ou françaises. Dans les années 1960, Ruf est notamment engagé dans des productions de Franz Schnyder pour plusieurs films issus de l'oeuvre de Jeremias Gotthelf (Gotthelf-Verfilmungen). L'acteur gère également des castings pour le cinéma et la télévision.
Il est décédé à Liestal en novembre 2008.
[source: Waldmann, Thomas, "Rudolf Ruf", in: Kotte, Andreas (éd.) Theaterlexikon der Schweiz, Chronos Verlag Zürich 2005, vol. 3, p. 1544; Basellandschaftliche Zeitung Nordschweiz / Liestal, 9 septembre 1994 et 3 novembre 2008. En ligne: http://tls.theaterwissenschaft.ch/wiki/Rudolf_Ruf (consulté le 15 juillet 2019]

Janett, Georg

  • CHCS000096ISAAR
  • Personne
  • 1937-2014

Georg Janett (geb. 26.6.1937, Basel, gest. 17.1.2014, Zürich), ab 1961 freiberuflich in verschiedenen Funktionen als Assistent im Filmbereich tätig, u.a. bei Kurt Früh, Franz Schnyder, Alfred Rasser, Erwin Leiser, ab 1964 auch als Cutter. Ab 1970 in verschiedenen Funktionen (Montage, Drehbuch, Regie, Regieassistenz) enge Zusammenarbeit mit VertreterInnen des neuen Schweizer Films, u.a. Urs Egger, Markus Imhoof, Pierre Koralnik, Daniel Schmid, Alain Tanner u.a. Georg Janett machte sich vor allem als Cutter einen Namen und verantwortete die Montage von zahlreichen wichtigen Schweizer Filmen. Daneben engagierte kultur- und filmpolitische Tätigkeit, Mitbegründer des Schweizerischen Filmtechnikerinnen und Filmtechnikerverbandes SFTV, Mitglied verschiedener Stiftungen, Verbände und Komissionen.

Dunant, Olivier Jean

  • CHCS000097ISAAR
  • Personne
  • 1946-

Olivier Jean Dunant, originaire de Genève, est né en 1946 à Lausanne, fils de Hubert Dunant et de Isaline, née Peyrot, fille de Maurice Peyrot (1889-1964). Ingénieur agronome diplômé de l'Ecole polytechnique fédérale de Zürich, O. J. Dunant est dès 1982 chef du Service de l'agriculture du canton de Vaud. [Source: Journal de Genève, 3 juin 1982 et dossier de gestion du fonds d'archives CH CS CSL 052 Papiers Olivier Jean Dunant].

Office Protestant du Cinéma (OPC)

  • CHCS000098ISAAR
  • Collectivité
  • 1964-1995 c.

Association suisse romande, créée lors de la séance constitutive du 21 avril 1964 à Neuchâtel et régie par l'art. 60 du code civil. Selon ses statuts, elle a pour but (art. 2) « a) de coordonner et de promouvoir sur le plan protestant, tout effort de diffusion de la culture cinématographique; b) de coordonner et d’intensifier tout effort d’éducation cinématographique de la jeunesse ». Ses membres peuvent être « les Offices ou commissions régionaux reconnus par les Eglises membres de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse ».
L'OPC succède à la Commission romande du cinéma.
L’Office du cinéma de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) est en grande partie à l’origine de ces deux entités, de par l'engagement des pasteurs Maurice Terrail et Paul-Henri Glardon.
[source: Statuts de l'Office protestant du cinéma, 1964, Cinémathèque suisse, Fonds Office protestant du cinéma, cote CSL 078-01A, chemise 2].

Wolgensinger, Michael

  • CHCS000099ISAAR
  • Personne
  • 1913-1990

Michael Wolgensinger est né à Zurich le 17 septembre 1913. Il suit les cours de l'Ecole de Commerce de Neuchâtel de 1928 à 1931 puis fait un apprentissage de photographe auprès de Johannes Meiner à Zurich. En 1935, il entre à la Kunstgewerbeschule où il devient l'assistant du professeur Hans Finsler. Il crée avec sa femme et collègue Luzi (Lea?) son propre studio de photographie (reportages, photos publicitaires). Dans les années 1940-1950, M. Wolgensinger commence à s'intéresser au cinéma et réalise plusieurs films publicitaires et expérimentaux. Il a reçu un prix à la Biennale de Venise (1953, le Filmpreis de la Ville de Zurich (1965) et la médaille internationale Film/TV au Festival de New York en 1968.
Il a publié de nombreux ouvrages de photographies (individuels et collectifs) et participé à plusieurs expositions.
Il est décédé à Zurich le 9 janvier 1990.
[sources: site http://www.michaelwolgensinger.ch, consulté le 22 mars 2016 et documents biographiques mis à disposition par le Baugeschichtliches Archiv, Zurich]

Dimitriu, Christian

  • CHCS000100ISAAR
  • Personne
  • 1945-2016

Né en 1945, Christian Dimitriu a grandi à Buenos Aires. Après son lycée, il vient étudier à l’Université de Lausanne en 1964 où il obtient d’abord une licence en économie en 1968. Il s’intéresse ensuite aux sciences sociales (et au cinéma), anime un ciné-club universitaire à Lausanne, tourne son premier reportage et fréquente les festivals – Cannes notamment. Après un interlude de cinq ans en Argentine, il revient à Lausanne, achève ses études en cinéma et sciences sociales en 1976 et développe une recherche pour le journal La Suisse en 1980.
Alors que la Cinémathèque suisse s’installe au Casino de Montbenon, en 1981, il est engagé par Freddy Buache, avec lequel il va collaborer pendant onze ans. D’abord assistant de Buache, puis directeur adjoint de l’institution à partir de 1983, il va contribuer au développement toujours plus important de l’institution qui, dans ses nouveaux murs, trouve un nouveau souffle.
Il dirige notamment la publication du bulletin qui informe sur la programmation quotidienne ou le premier tome de la monumentale Histoire du cinéma suisse (1896-1965) écrite par Hervé Dumont, éditée en français et en allemand, pour laquelle il recherche et trouve de nombreux financements. Il fait œuvre de pionnier en mettant aussi sur pied un séminaire sur la restauration de films, alors que ce type de problématique n’est pas encore vraiment dans l’air du temps.
Il signe également, en 1985, la première (et toujours unique!) monographie en français sur l’œuvre d'Alain Tanner aux éditions Henry Veyrier, régulièrement rééditée, puis traduite et complétée en espagnol en 1993 aux éditions Cátedra. Il écrit aussi, deux ans plus tard, pour le compte du Festival de Fribourg, L'Argentine et son cinéma, aux Editions du Festival de Films du Tiers-Monde.
Dans le cadre de ses fonctions à la Cinémathèque suisse, il est nommé en 1984 au comité du Centre suisse du Cinéma, à la Commission artistique du Festival du film de Locarno et voyage pour le compte de Pro Helvetia au Mexique, en Inde et en Europe. Il participe également aux congrès annuels de la Fédération internationale des Archives du Film (FIAF). En 1989, il est élu au comité exécutif de la fédération, et en devient vice-président en 1991.
Après avoir quitté la Cinémathèque suisse, en 1992, il effectue plusieurs missions pour l’UNESCO dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine où il aide à l’implémentation de politiques de préservation du patrimoine audiovisuel. Il est également nommé conseiller culturel pour le Forum de la Kunst- und Ausstellungshalle de la République fédérale allemande à Bonn. En 1995, il est engagé comme administrateur délégué de la FIAF à Bruxelles, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 2011. En 2012, durant l'Assemblée générale qui s’est déroulée à Beijing, il est élu membre Honoraire de la FIAF. La standing ovation qui a suivi cette élection a démontré, si besoin était, combien Christian Dimitriu était apprécié des membres de la communauté internationale des archives cinématographiques. A la fois roumain et argentin, cet infatigable voyageur, cinéphile polyglotte à l’entregent communicatif, a en effet beaucoup œuvré pour promouvoir et défendre la mémoire du cinéma. [Il est décédé le 10 avril 2016].

Extrait de : Frédéric Maire (directeur de la Cinémathèque suisse) et Christophe Dupin (administrateur délégué de la FIAF), Décès de Christian Dimitriu, article publié sur le site de la Cinémathèque suisse, 12 avril 2016 (http://www.cinematheque.ch/actualites/article/deces-de-christian-dimitriu/) consulté le 10 avril 2017.

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