Affichage de 286 résultats

Notice d'autorité

Tanner, Alain

  • CHCS000007ISAAR
  • Personne
  • 1929-2022

Alain Tanner est né le 6 décembre 1929 à Genève, fils d'Henri, publiciste et écrivain, et de Charlotte Mohor. En 1964 il épouse Janine Giudici.
A. Tanner étudie l'économie à l'université de Genève, crée avec Claude Goretta le Ciné-club universitaire puis s’engage comme comptable dans la marine marchande. Figure de proue du renouveau du cinéma en Suisse romande, il trouve davantage son inspiration dans l'effervescence intellectuelle du Londres des années 1960 (Free Cinema) que dans la Nouvelle Vague française. Employé au British Film Institute et à la BBC à Londres (1955-1958), il signe Nice Time avec Claude Goretta (1957). De retour à Genève (1959), il tourne entre autres Les Apprentis (1964) et Une ville à Chandigarh (1966). De 1964 à 1970, il réalise quarante reportages et quatre films pour la Télévision Suisse Romande. Il forme le Groupe 5 (1968), avec Claude Goretta, Jean-Jacques Lagrange, Jean-Louis Roy et Michel Soutter. Dans ce contexte, il réalise ses trois premiers longs métrages: Charles mort ou vif (1969), La Salamandre (1971) et Le Retour d'Afrique (1973). Défenseur passionné des causes du "nouveau cinéma suisse", il fonde l’Association suisse des réalisateurs de films qu’il représente à la Commission fédérale du cinéma (1962-1967).
Sur le plan de la création, il se caractérise par son attachement à ses comédiens et à ses équipes. Sa collaboration avec l'écrivain John Berger ou avec le chef opérateur Renato Berta fut importante (par exemple La Salamandre et, en 1976, Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000). Celle avec Myriam Mézières, sa muse et coauteur, fut centrale dans Une flamme dans mon cœur (1987) ou Le journal de Lady M. (1993).
Dès 1974, A. Tanner aborda plusieurs registres, signant des films basés sur d'autres auteurs, comme Light Years Away (1981) d'après Daniel Odier, ou Requiem (1998) d'après Antonio Tabucchi. L'affinité élective avec ses musiciens préférés (surtout Arié Dzierlatka et Michel Wintsch) confère à l'œuvre d'Alain Tanner un caractère aux réminiscences brechtiennes qui lui sont chères dès le début. Doctorat honoris causa de l'université de Lausanne (2008), Léopard d'honneur du Festival du film de Locarno (2010).
Alain Tanner décède le 11 septembre 2022 à Genève.
D'après Ch. Dimitriu, "Tanner, Alain" , in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), url:http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F9251.php, version du 19.02.2014] et F. Buache, Le cinéma suisse, L’Age d’Homme, 1974, p. 139-159 et H. Dumont et M. Tortajada, Histoire du cinéma suisse 1966-2000, Cinémathèque suisse, Lausanne, Editions Gilles Attinger, Hauterive, 2007, Tome 1, p. 6-7.

Delta-Fim René Boeniger

  • CHCS000006ISAAR
  • Collectivité
  • 1966-2011

Delta-Film a été fondée à Zurich le 8.9.1966 par René Boeniger, seul propriétaire. Adresse: Eierbrechtstrasse 35. Son but est la production de films en 16 mm, 35 mm et vidéo Betacam SP. L'entreprise engage des collaborateurs selon les projets à réaliser et les prestations techniques à fournir.
Déménage le 14.12.2005 à Steinbrüchelstrasse.
Radiée le 16.12.2011.

Sierck, Hans Detlef

  • CHCS000005ISAAR
  • Personne
  • 1897-1987

Douglas Sirk, de son vrai nom Hans Detlef Sierck, est né le 26 avril 1897 à Hambourg. Son père, d’origine danoise, était enseignant et journaliste. Engagé volontaire lors de la Première Guerre mondiale, le jeune homme fait ensuite des études de droit, histoire de l’art, littérature et théâtre à Munich, Iéna et Hambourg. Il s’adonne en amateur à la peinture et fréquente les salles de cinéma. Il commence sa carrière de metteur en scène au Deutsches Schauspielhaus de Hambourg en 1920 puis travaille à Chemnitz et à Brême. En 1929, il accepte un poste de directeur à Leipzig et monte également des spectacles à Berlin. Mais, en 1933, le Staatstheater Berlin renonce à l’engager à cause de l’origine juive de sa deuxième épouse, la comédienne Hilde Jary.
Le Parti nazi suggère à Sierck de se séparer de sa femme, ce qu’il refuse; Hilde ne trouve aucun engagement dans les années suivantes et le couple est en but à des tracasseries de plus en plus graves. Néanmoins, ils se rendent ensemble à Heidelberg, où Sierck doit monter une pièce de Heinrich von Kleist. Hilde échappe de justesse à une arrestation. Le fait que sa première épouse – et mère de son unique fils Klaus Detlef - appartienne au parti nazi rend la situation encore plus dramatique. En 1934, Sierck abandonne finalement Leipzig au profit de Berlin, où il entame une carrière dans le cinéma à la UFA.
Le répit est de courte durée mais deux succès améliorent ses finances, Das Mädchen von Moorhof et Stützen der Gesellschaft. Sierck tournera encore Schlussakkord, Das Hofkonzert et Zu Neuen Ufern avant de profiter des scènes de La Habanera dont le tournage est prévu à l’étranger pour récupérer son passeport et quitter le pays à la fin de 1937.
Il se rend à Vienne, Rome, Paris, Montreux où il supervise le tournage d’une production franco-suisse, Accord final (sans que son nom apparaisse au générique) puis séjourne aux Pays-Bas ; déchus de leur nationalité allemande, Sierck et sa femme émigrent aux Etats-Unis en 1939, invités par la Warner Bros.
Devenu Douglas Sirk, il travaille comme scénariste et réalisateur, principalement pour United Artists, Columbia puis Universal, avec lesquelles il réalise une trentaine films jusqu’en 1959, parmi lesquels Magnificent Obsession, Written on the Wind, A Time to Love and a Time to Die, et sa dernière œuvre, Imitation of Life.
Dans les années 1960, Sirk retravaille en Allemagne à quelques mises en scène de théâtre et donne des cours à la Hochscule für Fernsehen und Film de Munich.
Il décède le 14 janvier 1987 à Lugano en Suisse.
[Sources : d’après D. Sirk, Lebenslauf in Form einer Versicherung an Eider Statt, tapuscrit, 4 p., [1956?], in Fonds Douglas Sirk. J. Halliday, Sirk on Sirk, Secker & Warburg, London, 1971. J Halliday, Conversations avec Douglas Sirk, Cahiers du Cinéma, Paris, 1997. H. Dumont, Histoire du cinéma suisse. Films de fiction 1896-1965, Cinémathèque suisse, 1987]

Glardon, Paul-Henri

  • CHCS000004ISAAR
  • Personne
  • 1918-2009

Paul-Henri Glardon (dit également Paul) est né le 9 mai 1918. Après sa scolarité à Vallorbe et à Lausanne, il étudie la théologie à l'Université de Lausanne, où il obtient sa licence en 1943. Dès lors, il mène de front plusieurs activités professionnelles liées au ministère pastoral, à l'enseignement et au cinéma.

De 1945 à 1954, il exerce le ministère de pasteur de l'Eglise Evangélique Réformée du Canton de Vaud (EERV) dans les paroisses de Champvent (1945-1954), puis à Lausanne à Ouchy-Montriond (1954-1961) et à St-François (1967-1971). Retraité de l'EERV en 1982, il exerce comme suffragant dans les paroisses de Pully, Chailly (Lausanne) et Villeneuve (1982-1987) puis effectue des remplacements (1987-1999) lors des cultes dominicaux.

P.-H. Glardon est membre de la commission cantonale de jeunesse (1949-1955), chargé de cours de culture chrétienne et d'initiation au cinéma dans des collèges lausannois (1956-1967), professeur et aumônier de l’Ecole normale de Lausanne (1971-1979), où il enseigne éthique et histoire des religions. En fin de carrière (1979-1982), il dirige l'office des bourses du Département de l'Instruction publique.

En 1961, le théologien crée l'Office du Cinéma de l'Eglise évangélique réformée du canton de Vaud. Il le dirige jusqu'à son départ pour la paroisse St-François en automne 1967. Trois ans après la création de l'Office, il crée et anime le Cercle d'études cinématographique de Lausanne de 1964 à 1972, où sont organisés des cycles de projections accompagnés d'introductions et de débats. En fin de carrière, P.H. Glardon réalise et présente également des diaporamas pour les personnes âgées.

Le pasteur et enseignant rédige durant plus de trente ans (1959-1980) des critiques de cinéma pour la presse protestante. Il décède le 1er octobre 2009.

Dans le Rapport de l’Office du Cinéma de l’EERV pour l’activité 1966/1977 de mars 1967 (fonds Office Protestant du Cinéma (OPC), CSL 078-01), P.-H. Glardon écrit:"On nous a demandé souvent: 'ça ne vous fait pas drôle de ne plus prêcher le dimanche ?' Aujourd'hui nous pouvons répondre: 'franchement, non', car nous avions le sentiment de prêcher cinq soirs par semaine et de dire des choses que nous aurions dites de la même manière le dimanche. Jamais nous n'avons eu l'impression d'avoir quitté l'exercice du ministère; tout au contraire, la certitude de l'exercer d'une manière beaucoup moins dispersée que dans une paroisse. Nous nous demandons même si nous n'avons pas été pastoralement et spirituellement plus utiles à un plus grand nombre, en six ans de direction de l'Office du cinéma qu'en quinze ans de ministère paroissial. [...] Ces six ans d'activité aux avant-postes de l'Eglise nous ont fait découvrir un monde, une humanité que nous pressentions bien sans les connaître, tant sur les écrans devant lesquels nous étions forcés de nous arrêter que par nos contacts avec des producteurs, des distributeurs, des acteurs, des critiques ou des propriétaires de salle."

Cinémathèque suisse - Forschungs- und Archivierungszentrum Zürich

  • CHCS000002ISAAR
  • Collectivité
  • 2002-

Der Deutschschweizer Ableger der Cinémathèque suisse entwickelte sich aus der Filmarbeit der katholischen und evangelischen Kirche. Direkter Vorläufer war die ZOOM Dokumentation für Film (1992-2002), auch ZOOM Filmdokumentation genannt. Diese entstand am 1. Januar 1992 aus dem Zusammenschluss der Zentralen Mediendokumentation des Evangelischen Mediendienstes und der Dokumentation des Filmbüros des Katholischen Mediendienstes (vormals Schweizerische Katholische Volksverein SKVV). Erste Sachdossiers hatte der Geistliche Charles Reinert bereits Ende der 1930er Jahre während seiner Tätigkeit als Filmredaktor beim Basler Volksblatt angelegt. Als Leiter des Filmbüros und Redaktoren der kirchlichen Zeitschrift Der Filmberater bauten Reinert und seine Nachfolger ab 1942 eine Bibliothek und Dokumentation zum Film in der Schweiz auf. In den umfangreichen Film-, Personen- und Sachdossiers wurden Presseartikel, Pressebilder, Verleih- und Produktionsdokumente zu allen in der Schweiz gezeigten Filmen abgelegt. Die Filmdossiers wurden bis 1992 in Karteikarten verzeichnet und mit einer numerischen Signatur versehen. Parallel dazu gründete die evangelische Kirche am 1. Dezember 1967 die Zentrale Mediendokumentation in Bern, Bürenstrasse 12. Neben einer Bibliothek baute auch diese eine Dokumentation mit Dossiers zu Filmen, Personen und Themen auf, im Vergleich zur katholischen Dokumentation mit einer thematisch breiteren Ausrichtung auf Medien allgemein. Beide Dokumentationen dienten der eigenen publizistischen Tätigkeit und waren Dienstleistungsangebote für externe Medien und NutzerInnen. Die evangelische Zeitschrift ZOOM und Der Filmberater wurden ab 1973 als ökumenische Zeitschrift ZOOM-Filmberater weitergeführt. Infolge einer Restrukturierung der Zeitschrift und aus ökonomischen Gründen folgte die Fusion der beiden Dokumentationen per 1. Januar 1992. Die Sammlung der evangelischen Kirche wurde in die Dokumentation in Zürich, Bederstrasse 76, integriert, gleichzeitig erfolgte der Aufbau einer ersten Datenbank. Als Grundlage dienten Metadaten aus dem Lexikon des internationalen Films, Deutschland, die in die Datenbank importiert wurden. Die Dokumentationsdossiers wurden nun sukzessive in der Datenbank verzeichnet und übertragene Daten auf der Karteikarte mit einem Haken gekennzeichnet. Bernadette Meier leitete die Dokumentation ab 1992 bis 2015. Gegen Ende des Jahrhunderts zeichnete sich ab, dass die Kirchen nicht länger bereit waren, die Zeitschrift ZOOM und die Filmdokumentation weiterzuführen. Erste Gespräche mit der Cinémathèque suisse, Lausanne, betreffend die Übernahme der Bestände wurden ab 1998 geführt. 2002 wurde die Filmdokumentation als Dokumentationsstelle Zürich in die Cinémathèque suisse überführt, der Standort Zürich wurde beibehalten. 2004 erfolgte der Umzug an die Neugasse 10, 8005 Zürich. Seit 1. September 2020 heisst die Abteilung, die zum Departement Non-Film der Cinémathèque suisse gehört, nicht mehr Dokumentationsstelle, sondern Forschungs- und Archivierungszentrum, analog zum Forschungs- und Archivierungszentrum in Penthaz. In der Datenbank Caspar sind die Dokumentationsdossiers (Signatur: DDZ) sowie die in Zürich archivierten Vor- und Nachlässe (Signatur: CSZ) erfasst.

Cinémathèque suisse

  • CHCS000001ISAAR
  • Collectivité
  • 1948-

Secteur du Département Non-Film de la Cinémathèque suisse. Lié aux collections d'archives papier, elles forment une entité séparée jusqu'en 2014. De 2014, l'entité Bibliothèque et Médiathèque est autonome. En septembre 2020, les deux entités sont à nouveau réunies en un secteur, nommé Archives et Bibliothèque.

Résultats 281 à 286 sur 286