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Notice d'autorité
Personne

Glardon, Paul-Henri

  • CHCS000004ISAAR
  • Personne
  • 1918-2009

Paul-Henri Glardon (dit également Paul) est né le 9 mai 1918. Après sa scolarité à Vallorbe et à Lausanne, il étudie la théologie à l'Université de Lausanne, où il obtient sa licence en 1943. Dès lors, il mène de front plusieurs activités professionnelles liées au ministère pastoral, à l'enseignement et au cinéma.

De 1945 à 1954, il exerce le ministère de pasteur de l'Eglise Evangélique Réformée du Canton de Vaud (EERV) dans les paroisses de Champvent (1945-1954), puis à Lausanne à Ouchy-Montriond (1954-1961) et à St-François (1967-1971). Retraité de l'EERV en 1982, il exerce comme suffragant dans les paroisses de Pully, Chailly (Lausanne) et Villeneuve (1982-1987) puis effectue des remplacements (1987-1999) lors des cultes dominicaux.

P.-H. Glardon est membre de la commission cantonale de jeunesse (1949-1955), chargé de cours de culture chrétienne et d'initiation au cinéma dans des collèges lausannois (1956-1967), professeur et aumônier de l’Ecole normale de Lausanne (1971-1979), où il enseigne éthique et histoire des religions. En fin de carrière (1979-1982), il dirige l'office des bourses du Département de l'Instruction publique.

En 1961, le théologien crée l'Office du Cinéma de l'Eglise évangélique réformée du canton de Vaud. Il le dirige jusqu'à son départ pour la paroisse St-François en automne 1967. Trois ans après la création de l'Office, il crée et anime le Cercle d'études cinématographique de Lausanne de 1964 à 1972, où sont organisés des cycles de projections accompagnés d'introductions et de débats. En fin de carrière, P.H. Glardon réalise et présente également des diaporamas pour les personnes âgées.

Le pasteur et enseignant rédige durant plus de trente ans (1959-1980) des critiques de cinéma pour la presse protestante. Il décède le 1er octobre 2009.

Dans le Rapport de l’Office du Cinéma de l’EERV pour l’activité 1966/1977 de mars 1967 (fonds Office Protestant du Cinéma (OPC), CSL 078-01), P.-H. Glardon écrit:"On nous a demandé souvent: 'ça ne vous fait pas drôle de ne plus prêcher le dimanche ?' Aujourd'hui nous pouvons répondre: 'franchement, non', car nous avions le sentiment de prêcher cinq soirs par semaine et de dire des choses que nous aurions dites de la même manière le dimanche. Jamais nous n'avons eu l'impression d'avoir quitté l'exercice du ministère; tout au contraire, la certitude de l'exercer d'une manière beaucoup moins dispersée que dans une paroisse. Nous nous demandons même si nous n'avons pas été pastoralement et spirituellement plus utiles à un plus grand nombre, en six ans de direction de l'Office du cinéma qu'en quinze ans de ministère paroissial. [...] Ces six ans d'activité aux avant-postes de l'Eglise nous ont fait découvrir un monde, une humanité que nous pressentions bien sans les connaître, tant sur les écrans devant lesquels nous étions forcés de nous arrêter que par nos contacts avec des producteurs, des distributeurs, des acteurs, des critiques ou des propriétaires de salle."

Sierck, Hans Detlef

  • CHCS000005ISAAR
  • Personne
  • 1897-1987

Douglas Sirk, de son vrai nom Hans Detlef Sierck, est né le 26 avril 1897 à Hambourg. Son père, d’origine danoise, était enseignant et journaliste. Engagé volontaire lors de la Première Guerre mondiale, le jeune homme fait ensuite des études de droit, histoire de l’art, littérature et théâtre à Munich, Iéna et Hambourg. Il s’adonne en amateur à la peinture et fréquente les salles de cinéma. Il commence sa carrière de metteur en scène au Deutsches Schauspielhaus de Hambourg en 1920 puis travaille à Chemnitz et à Brême. En 1929, il accepte un poste de directeur à Leipzig et monte également des spectacles à Berlin. Mais, en 1933, le Staatstheater Berlin renonce à l’engager à cause de l’origine juive de sa deuxième épouse, la comédienne Hilde Jary.
Le Parti nazi suggère à Sierck de se séparer de sa femme, ce qu’il refuse; Hilde ne trouve aucun engagement dans les années suivantes et le couple est en but à des tracasseries de plus en plus graves. Néanmoins, ils se rendent ensemble à Heidelberg, où Sierck doit monter une pièce de Heinrich von Kleist. Hilde échappe de justesse à une arrestation. Le fait que sa première épouse – et mère de son unique fils Klaus Detlef - appartienne au parti nazi rend la situation encore plus dramatique. En 1934, Sierck abandonne finalement Leipzig au profit de Berlin, où il entame une carrière dans le cinéma à la UFA.
Le répit est de courte durée mais deux succès améliorent ses finances, Das Mädchen von Moorhof et Stützen der Gesellschaft. Sierck tournera encore Schlussakkord, Das Hofkonzert et Zu Neuen Ufern avant de profiter des scènes de La Habanera dont le tournage est prévu à l’étranger pour récupérer son passeport et quitter le pays à la fin de 1937.
Il se rend à Vienne, Rome, Paris, Montreux où il supervise le tournage d’une production franco-suisse, Accord final (sans que son nom apparaisse au générique) puis séjourne aux Pays-Bas ; déchus de leur nationalité allemande, Sierck et sa femme émigrent aux Etats-Unis en 1939, invités par la Warner Bros.
Devenu Douglas Sirk, il travaille comme scénariste et réalisateur, principalement pour United Artists, Columbia puis Universal, avec lesquelles il réalise une trentaine films jusqu’en 1959, parmi lesquels Magnificent Obsession, Written on the Wind, A Time to Love and a Time to Die, et sa dernière œuvre, Imitation of Life.
Dans les années 1960, Sirk retravaille en Allemagne à quelques mises en scène de théâtre et donne des cours à la Hochscule für Fernsehen und Film de Munich.
Il décède le 14 janvier 1987 à Lugano en Suisse.
[Sources : d’après D. Sirk, Lebenslauf in Form einer Versicherung an Eider Statt, tapuscrit, 4 p., [1956?], in Fonds Douglas Sirk. J. Halliday, Sirk on Sirk, Secker & Warburg, London, 1971. J Halliday, Conversations avec Douglas Sirk, Cahiers du Cinéma, Paris, 1997. H. Dumont, Histoire du cinéma suisse. Films de fiction 1896-1965, Cinémathèque suisse, 1987]

Tanner, Alain

  • CHCS000007ISAAR
  • Personne
  • 1929-2022

Alain Tanner est né le 6 décembre 1929 à Genève, fils d'Henri, publiciste et écrivain, et de Charlotte Mohor. En 1964 il épouse Janine Giudici.
A. Tanner étudie l'économie à l'université de Genève, crée avec Claude Goretta le Ciné-club universitaire puis s’engage comme comptable dans la marine marchande. Figure de proue du renouveau du cinéma en Suisse romande, il trouve davantage son inspiration dans l'effervescence intellectuelle du Londres des années 1960 (Free Cinema) que dans la Nouvelle Vague française. Employé au British Film Institute et à la BBC à Londres (1955-1958), il signe Nice Time avec Claude Goretta (1957). De retour à Genève (1959), il tourne entre autres Les Apprentis (1964) et Une ville à Chandigarh (1966). De 1964 à 1970, il réalise quarante reportages et quatre films pour la Télévision Suisse Romande. Il forme le Groupe 5 (1968), avec Claude Goretta, Jean-Jacques Lagrange, Jean-Louis Roy et Michel Soutter. Dans ce contexte, il réalise ses trois premiers longs métrages: Charles mort ou vif (1969), La Salamandre (1971) et Le Retour d'Afrique (1973). Défenseur passionné des causes du "nouveau cinéma suisse", il fonde l’Association suisse des réalisateurs de films qu’il représente à la Commission fédérale du cinéma (1962-1967).
Sur le plan de la création, il se caractérise par son attachement à ses comédiens et à ses équipes. Sa collaboration avec l'écrivain John Berger ou avec le chef opérateur Renato Berta fut importante (par exemple La Salamandre et, en 1976, Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000). Celle avec Myriam Mézières, sa muse et coauteur, fut centrale dans Une flamme dans mon cœur (1987) ou Le journal de Lady M. (1993).
Dès 1974, A. Tanner aborda plusieurs registres, signant des films basés sur d'autres auteurs, comme Light Years Away (1981) d'après Daniel Odier, ou Requiem (1998) d'après Antonio Tabucchi. L'affinité élective avec ses musiciens préférés (surtout Arié Dzierlatka et Michel Wintsch) confère à l'œuvre d'Alain Tanner un caractère aux réminiscences brechtiennes qui lui sont chères dès le début. Doctorat honoris causa de l'université de Lausanne (2008), Léopard d'honneur du Festival du film de Locarno (2010).
Alain Tanner décède le 11 septembre 2022 à Genève.
D'après Ch. Dimitriu, "Tanner, Alain" , in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), url:http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F9251.php, version du 19.02.2014] et F. Buache, Le cinéma suisse, L’Age d’Homme, 1974, p. 139-159 et H. Dumont et M. Tortajada, Histoire du cinéma suisse 1966-2000, Cinémathèque suisse, Lausanne, Editions Gilles Attinger, Hauterive, 2007, Tome 1, p. 6-7.

Ansorge, Ernest

  • CHCS000009ISAAR
  • Personne
  • 1925-2013

Ernest Ansorge est né le 28 février 1925 à Lausanne. Son père y exerce la profession d' hôtelier. Il épouse en 1952 Gisèle Dietrich. Ingénieur-mécanicien diplômé de l'EPUL (ancien nom de l'EPFL, 1951), il travaille chez Escher-Wyss à Zurich (1952-1958) qu'il quitte pour créer Nag-Film à Etagnières. Cofondateur du Groupement suisse du film d'animation (GSFA, 1968), dont il fut secrétaire et président, il est également membre de la commission fédérale du cinéma (1977-1984), cofondateur et réalisateur de l'Association Plans-Fixes (1979), membre du comité de la Fondation vaudoise pour le cinéma (1986). Dès 1958, Ansorge réalise, avec sa femme, des films d'animation, dont Les Corbeaux (1967), Fantasmatic (1969, prix ex-aequo du Festival du film de Locarno), Smile 1+2+3 (1976) et Sabbat (1990). il crée un atelier de réalisation de films à l'hôpital psychiatrique de Cery (1962-1981). Il est nommé vice-président de l'Association romande des communautés Emmaüs (1989).
Ernest Ansoge est décédé le 26 décembre 2013 à Lausanne.
D'après R. Cosandey, "Ansorge, Ernest" in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 11.3.2014, url http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F9128.php

Ansorge, Gisèle

  • CHCS000010ISAAR
  • Personne
  • 1923-1993

Gisèle Ansorge est née le 9 février 1923 à Morteau (Doubs, France) et est décédée le 17 décembre 1993 à Etagnières. Elle est la fille d'Ernest Dietrich, commerçant à Pontarlier (F). Elle épouse Ernest Ansorge en 1952. Diplômée de l'école de pharmacie de Lausanne en 1948, elle écrit dès 1958 des pièces pour la radio et la scène et se livre à l'expression plastique (dessins, collages, bijoux) parallèlement à son métier de pharmacienne. Elle imagine et exécute les dessins sur poudre noire des œuvres d'animation libres que filme son mari. Le couple joue un rôle important dans le renouvellement plastique du cinéma d'animation européen amorcé durant les années 1960 et dans la reconnaissance du genre en Suisse.
Romancière et nouvelliste, elle a notamment écrit Le jardin secret (1986, prix de la ville de Fribourg 1985), Prendre d'aimer (1988, 31992), Les tourterelles du Caire (1991, prix Schiller 1992) et Le jeu des nuages et de la pluie (1993).
D'après Roland Cosandey, "Ansorge, Gisèle, in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 18.6.2002, URL: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F9129.php

Hadeln, Moritz de

  • CHCS000013ISAAR
  • Personne
  • 1940-

Moritz de Hadeln est né en Angleterre le 21 décembre 1949 dans un milieu cultivé: grand-père historien d'art, père éditeur et mère peintre et sculpteur. Il commence à Paris des études de chimie-physique puis travaille dans un laboratoire avant de devenir photographe free-lance. En 1963, il réalise son premier film, Le Pèlé. Il collabore à Zurich avec le cinéaste Ernest Artaria; il devient monteur et assistant-réalisateur à Zurich et à Berlin.
En 1969, il fonde avec sa femme Erika le Festival International du Cinéma documentaire de Nyon qu'ils dirigent ensemble jusqu'en 1979, date à partir de laquelle Erika de Hadeln le remplace jusqu'en 1993. De 1972 à 1977 Hadeln dirige le Festival International du Film de Locarno. Puis, en 1979, il rejoint pour 22 ans le Festival International du Film de Berlin (Berlinale).
En 2001, le couple fonde l'entreprise de consultants en organisation d'événements cinématographiques de Hadeln & Partners (Berlin puis Zurich).
Hadeln dirige ensuite deux éditions de la Mostra Internazionale d'Arte cinematografica (Venise, 2002-2003) avant de partir à Montréal à la tête de l'éphémère New Montreal International Film Festival (2005).
Moritz de Hadeln a également été membre du jury de nombreuses manifestations et il a reçu de nombreuse distinctions.

Frey, Willy

  • CHCS000014ISAAR
  • Personne
  • 1906-1979

Pasteur et cinéphile, Willy Frey est l’un des fondateurs du ciné-club La Guilde du Film à La Chaux-de-Fonds. Il fait partie d'une commission de l'Eglise Réformée neuchâteloise dont la cheville ouvrière était le pasteur Durupthy, chargé d'organiser dans les paroisses des projections de films en 16 mm.

Dès son arrivée à La Chaux-de-Fonds en 1942, Willy Frey s'intéresse aux activités culturelles de la ville et, dès leur création, au Club 44, à la Société de culture contemporaine et à la Guilde du Film. Persuadé que l'Eglise devait voir dans le cinéma autre chose que l'illustration édifiante de grands principes moraux, il a lui-même créé un groupe de cinéma, le Groupe de cinéma de l'Eglise, et organisé parallèlement à la Guilde du film, ou parfois avec elle, des projections dans un cinéma de la ville.

W. Frey tient également une chronique hebdomadaire dans Coopération, du temps où ce journal contenait encore des pages locales dans les années 1950. Le pasteur y parle des films projetés dans les cinémas de la ville, sans les avoir vus pour la plupart. C'est donc un travail de seconde main qui nécessite une information régulière et précise, d'où l'établissement d'une collection de coupures de presse (surtout la presse française, notamment Les Lettres françaises, avec Georges Sadoul, puis Arts et Spectacles) et d'un fichier contenant pour chaque film les références à certaines revues de cinéma régulièrement dépouillées, notamment les Cahiers du cinéma.
[source: Jean Frey, fils de Willy, courrier à la Cinémathèque suisse, 2 décembre 2013; Collection Willy Frey, cote CSL 096]

Dalain, Yvan

  • CHCS000016ISAAR
  • Personne
  • 1927-2007

Y. Dalain est un photographe, cinéaste et écrivain, né à Avenches le 17 février 1927. Après un bref parcours de comédien, il s'oriente vers la photographie et fréquente l'Ecole des arts et métiers de Vevey. Il sera reporter pour la presse suisse et internationale, photographe de mode et enfin photographe créatif de publicité. Puis il entre à la Télévision suisse romande en 1959 et devient producteur et réalisateur d'émissions de télévision et de téléfilms de fiction. Il tourne de nombreux documentaires, des films de fiction et réalise des émissions en direct.
A sa retraite, au début des années 1990, Y. Dalain se consacre à l´écriture. Il vit à Montreux jusqu'à son décès en septembre 2007.

Gigon, Fernand

  • CHCS000019ISAAR
  • Personne
  • 1908-1986

Fernand Gigon est né le 25 juin 1908 à Fontenais (Jura) dont il est originaire, fils de Jean Baptiste François Fernand et de Marie Lina Schard, époux de Monique Constantin. Il effectue sa scolarité à Porrentruy (1915-1926). Il est journaliste à Bâle (1926-1928) et à Genève (1928-1938), puis rédacteur en chef de la revue La critique cinématographique à Paris (1938-1939). Revenu en Suisse, F. Gigon se consacre pour quelque temps au cinéma, avant de poursuivre sa carrière de reporter, photographe, écrivain et essayiste. Il voyage partout dans le monde et collabore avec des dizaines de périodiques, des radios et des télévisions. Il devient un grand spécialiste de l'Extrême-Orient (Apocalypse de l'atome 1958, La Chine devant l'échec 1962, Les Américains face au Vietcong 1965, Le 400e chat ou Les pollués du Minamata 1975). Ses reportages lui ont valu une renommée internationale. Il décède le 22 juillet 1986 à Genève. [Source: P. Gavillet, "Gigon, Fernand", in Dictionnaire historique de la Suisse, URL: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F28754.php, version du 11.07.2007]

Leiser, Marcel

  • CHCS000021ISAAR
  • Personne
  • 1945-

Né le 12 juillet 1945 à Grasswil (Berne), M. Leiser est un cinéaste et journaliste lausannois, fondateur et premier rédacteur de la revue Travelling.

Cosandey, Roland

  • CHCS000022ISAAR
  • Personne
  • 1951-

Historien du cinéma, professeur à l'Ecole Cantonale d'Art de Lausanne (ECAL), chargé de cours dans le cadre du master en cinéma de l'Université de Lausanne depuis 2007.
A publié de nombreuses études sur le cinéma suisse ainsi que des DVD. Responsable de publication sur le site internet de la Cinémathèque suisse.
Président du réseau de compétences film de Memoriav
Membre de l'association DOMITOR.

Brocher, Jean

  • CHCS000023ISAAR
  • Personne
  • 1899-1979

J. Brocher est né à Vandœuvres (Genève) le 23 mai 1899, protestant, originaire de Carouge (GE), fils de Frank, médecin, et d'Eva Ramu. Il est marié à Madeleine Bret, fille de Théodore, pasteur. J. Brocher obtient un diplôme d'ingénieur de l'école d'ingénieurs de l'université de Lausanne (1921). Dès 1922, il entreprend des tournées cinématographiques en Suisse romande sous l'égide du Cinéma scolaire et populaire, puis de la Commission des cinémas populaires qu'il fonde en 1928.
Son répertoire combine "bon cinéma" et thèmes chers aux sociétés d'utilité publique (lutte contre l'alcoolisme, promotion du suffrage féminin, etc.). Pour transmettre le message, J. Brocher passe à la réalisation, diffusant sa production dans le même cadre extra-commercial: documentaires, montages d'actualités et seize films de fiction de moyen et long métrage (1924-1963).
Il est membre de la commission cantonale genevoise de contrôle des films (de 1934 jusque dans les années 1950), de l'Association suisse des producteurs de films (membre fondateur en 1934), de la Chambre suisse du cinéma (1942-1950). J. Brocher est également chroniqueur de cinéma, puis de télévision dans la Vie protestante (1938-1970). Il décède à Vésenaz, (commune de Collonge-Bellerive, Genève) le 10 décembre 1979.
D'après R. Cosandey, "Brocher, Jean", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), url: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F9144.php, version du 21.01.2003

Koller, Xavier

  • CHCS000024ISAAR
  • Personne
  • 1944-

Né le 17 juin 1944 à Ibach dans le canton de Schwyz, Xavier Koller commence un apprentissage de mécanicien de précision avant de se lancer dans le métier d'acteur. Après trois ans à la Schauspiel Akademie de Zurich, il obtient des rôles en Suisse et en Allemagne. En 1970, il réalise sont premier long métrage, Fanö Hill, qui remporte une prime d'étude de l'Office fédéral de la Culture. En 1972, il crée la société Filmteam avec Eduard Stöckli, ancien directeur de production de Condor Film, pour produire son deuxième film, Hannibal. Il réalise des publicités et des films commerciaux avec sa maison de production, Filmteam, ainsi que des émissions pour la télévision suisse alémanique (DRS).
En 1980, Xavier Koller revient à la réalisation pour le cinéma avec Das Gefrorene Herz, qu'il adapte de Das Begräbnis eines Schirmflickers, une nouvelle écrite par Meinrad Inglin.
Der Schwarze Tanner, qui obtient une prime à la qualité du DFI d'une valeur de 40'000 frs, est un véritable succès en Suisse à sa sortie en 1986, avec plus de 150'000 spectateurs.
En 1991, Reise der Hoffnung remporte l'Oscar du meilleur film étranger. Par la suite, Xavier Koller va travailler aux États-Unis.

Source: M. Tortajada et H. Dumont (éd.), Histoire du cinéma suisse 1966-2000, volumes 1 et 2, Lausanne: Cinémathèque suisse, 2007.

Hadeln, Erika de

  • CHCS000025ISAAR
  • Personne
  • 1941-

Erika von der Hagen est née en février 1941 en Poméranie (ex-Allemagne de l'Est). Sa famille émigre en République démocratique allemande en 1945 et s'établit dans la région de Hambourg. Erika fait ses études à Freiburg, Paris et Berlin, obtenant en 1967 une licence en histoire, français et littérature. Elle épouse un an plus tard Moritz de Hadeln, qu'elle a rencontré à Paris, s'installe en Suisse où elle enseigne l'allemand puis fonde avec son mari le Festival de Nyon. Elle sera chargée plus particulièrement de la sélection des films, des contacts avec les réalisateurs, des relations avec divers pays étrangers et des rétrospectives avant de reprendre le poste de directrice de 1980 à 1993.
De 1972 à 1977, Erika de Hadeln travaille avec son mari à la Société Suisse des Festivals Internationaux de Nyon et Locarno. De 1972 à 2001, elle s'occupe de la sélection et des événements pour la Berlinale puis,en 2002-2003, remplit les mêmes fonctions à la Mostra de Venise.
En 2001, elle fonde avec Moritz de Hadeln la société de Hadeln & Partners (Berlin puis Zurich), spécialisée dans l'organisation d'événements cinématographiques. La même année, elle collabore avec Cinema Novo à Rio de Janeiro. En 2009, elle apporte sa contribution au nouveau festival portugais, le Douro Film Harvest.
Erika de Hadeln a été membre de nombreux jurys et a reçu de nombreuses distinctions.

Dahinden, Josef

  • CHCS000027ISAAR
  • Personne
  • 1898-1993

Josef Dahinden est né le 7 juin 1898 à Rigi-Kaltbad et est décédé le 22 décembre 1993 à Witikon. Il est le fils de Josef, hôtelier, et de Rosa Pfyl. Il épouse en 1924 Eugenie Kraus, de Berlin. Fondateur de l’école suisse de ski (Schweizer Ski Schule = SSS) du Rigi, de Saint-Moritz, d'Arosa, de Flims et du Jungfraujoch, il décrit dans plusieurs ouvrages la manière moderne de skier, suivant un style naturel. Il est producteur et réalisateur de films didactiques sur le ski et la montagne ainsi que de films touristiques sur la Suisse, dont les films réalisés pour et après l’Exposition nationale suisse de 1939 (Landi) à Zurich. Sa production relève du domaine du « Kulturfilm » - courts-métrages documentaires à valeur éducative, artistique et divertissante, projetés avant le « grand film ».
D'après T. Gmür, "Dahinden, Josef", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 24.3.2004 (traduit de l'allemand), url: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F27590.php
P.-E. Jaques: Reise-und Turismus-Filme, in Schaufenster Schweiz. Dokumentarische Gebrauchfilme 1896-1964, Limmat Verlag Zürich, 2011

Edera, Bruno

  • CHCS000029ISAAR
  • Personne
  • 1937-2020

Bruno Edera est né le 3 novembre 1937 à Ste-Croix (Vaud). Il fait un apprentissage de mécanicien de précision chez Paillard SA, fabricant des appareils de cinéma Bolex puis un certificat fédéral de capacités. Il suit de nombreuses formations, en particulier un cours de technique du scénario cinématographique et un cours de technique générale cinématographique (Paris) puis plusieurs cours à la Télévision Suisse Romande (TSR). Il fait du théâtre et du cinéma amateur; par ailleurs spectateur assidu et animateur de ciné-club, il fréquente dès les années 1960 plusieurs festivals de cinéma d'animation dont Annecy, Zagreb et Ottawa.
En mars 1967, Bruno Edera entre à la TSR; il travaille au secteur "Science et Education" jusqu'en 1972, année où ce secteur est supprimé. Il collabore à de nombreuses émissions d'animation et devient responsable des achats et des coproductions de films d'animation avec des cinéastes extérieurs.
En 1968, avec le réalisateur Ernest Ansorge et le directeur de la Cinémathèque suisse, Freddy Buache, il fonde le groupement Suisse du Film d'Animation, section de l'Association Internationale du Film d'Animation. Il organise des concours pour les jeunes et écrit de très nombreux articles, contributions à des catalogues de festivals et études sur le cinéma d'animation, parmi lesquels Full length animated feature films (1977), Histoire du cinéma suisse d'animation, Travelling n°51-52, Edition Cinémathèque suisse, Lausanne (1978) et Le cinéma d'animation africain (1993).
Cinémathèque suisse, 2017.
Bruno Edera décède le 17 novembre 2020.

Kern, August

  • CHCS000030ISAAR
  • Personne
  • 1902-1996

Fils d'un aubergiste et garde forestier, August Kern est né le 2 mars 1902 à Laufon. Il fréquente le gymnase technique de Berne, puis fait des études de chimie au technicum de Berthoud. Cofondateur du Cinéma scolaire et populaire suisse en 1921, il y occupe diverses fonctions jusqu'en 1932 (entre autres, chef de la production cinématographique à partir de 1925). Délégué de la Croix-Rouge suisse en Russie méridionale (1922-1923), il réalise le reportage Die Geheimnisse der Kalmückensteppe, qui lui vaut un prix international du film à Berlin en 1924.
Kern est le producteur et scénariste du premier film sonore suisse "de montagne" (Bergfilm), Les grenadiers du Bon Dieu, en 1932, monté par le Genossenschaft Filmdienst Bern, dont le but est la production de films de fiction. Durant les années de guerre, il tourne deux longs métrages destinés à la défense spirituelle: Marguerite et les soldats (1941) et Al canto del cucù (1942).
Directeur de l'entreprise de production Kern-Film à Bâle (1948-1977), il réalise de nombreux documentaires didactiques, dont Geheimnis Leben (1966), film maintes fois primé, et devient un spécialiste de films scientifiques (médecine, chimie, géologie, etc.). Il contribue aux premiers essais de télévision effectués à Lausanne et à Bâle (1951-1952).
August Kern a reçu le Prix cinématographique de Bâle-Campagne et prix culturel de la Ville de Bâle en 1988. Il est décédé le 15 janvier 1996 à Bâle.
D'après M. Gautier, "Kern August" in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 21.11.2006, URL: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F9194.php et H. Dumont, Histoire du cinéma suisse. Films de fiction 1896-1965, Lausanne, éd.Hervé Dumont et Cinémathèque suisse, 1987 et dossier de gestion du fonds d'archives CH CS CSL 021.

Pizzotti, Ernest

  • CHCS000032ISAAR
  • Personne
  • 1905-1984

Ernest Pizzotti est un peintre, graveur et dessinateur lausannois, connu comme "le peintre des chantiers". Il est également l'auteur de sept films d’animation, qui sont pour lui comme un prolongement de sa peinture. Filmographie:
Jérémie, d'après un texte de Jean Rictus, 1960-1971
Jérémie a des visions, d'après un texte de Jean Rictus, 1963
Le rêve de Jérémie, 1966
La Peur du Petit Louis, [sans date]
Jérôme trouve l'inspiration, 1967
Le Printemps reviendra, 1968
Pauvre sonneur, d'après un texte de C.-F. Landry, [sans date]

[source: site officiel Ernest Pizzotti, http://www.studiopizz.ch/ernest.pizzotti/index.htm, consulté le 22 décembre 2015]

Galley, Jean-Pierre

  • CHCS000033ISAAR
  • Personne
  • 1925-2003 env.

Jean-Pierre Galley est un cinéaste amateur, auteur de films documentaires en Super8 notamment sur des cantons et des villes suisses, la Belgique et l'Allemagne. Il s'est particulièrement intéressé aux bâtiments lausannois. Il est membre de ciné-clubs et participe à des concours de cinéastes amateurs, particulièrement en Allemagne (Berlin, Cologne, Duisbourg) dans les années 1980-1990. Sur le plan professionnel, il est concierge au gymnase du Belvédère à Lausanne, où il anime le département audio-visuel. Depuis sa retraite en 1990, J.-P. Galley est domicilié à Aigle jusqu'à son décès, survenu vraisemblablement fin 2003.
[source: CH CS CSL 076 Papiers Jean-Pierre Galley, boîtes 1 et 2]

Probst, Eduard

  • CHCS000034ISAAR
  • Personne
  • 1906-1970

Fils d'architecte, Eduard Probst est né à Zurich. Il suit les cours de l'Ecole des arts et métiers à Zurich et à Bâle. Il fait des stages en 1924 auprès de la firme américaine Sunshine Production et des studios de l'UFA à Berlin. Il fait ses études d'architecture à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich puis travaille quelques années avec son père. Devenu en 1933 directeur de prise de vues et conseiller artistique de la firme pro-allemande Terra Film (Berlin-Zurich), Probst réalise en 1936 ses premiers courts métrages documentaires sous l'égide de la Centrale suisse du film. Il se passionne pour l'histoire et aime la montagne. Il fonde en 1938 à Zurich la société de production Probst-Film, spécialisée dans la location d'équipements techniques. L'échec de L'orage sur la montagne, film dont il avait assumé la mise en scène, le contraint à liquider son entreprise en 1944. Après la guerre, il est envoyé par le Département politique en Allemagne et en Espagne pour promouvoir la renaissance de l'industrie cinématographique. Il travaille ensuite de nouveau comme architecte et comme photographe.
D'après Michel Gautier, "Eduard Probst", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 13.07.2010, URL: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F9219.php

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